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Formation prochaine de ABA Supports: Principes et gestion du comportement

La première formation organisée par ABA Supports sera menée par Fabienne Harris. Elle aura lieu vendredi 14  et samedi 15 décembre à Paris, de 9h30 à 16h30. 

Cette formation est la première d’une série d’autres formations prévues au cours de cette année scolaire (sur la communication, l’autonomie, etc.)

Formation 1: Principes de l’ABA et gestion du comportement. Elle permettra d’aborder les bases de l’ABA. Il est donc fortement conseillé de faire cette formation pour suivre les suivantes. Elle est destinée aux parents et professionnels qui souhaitent s’initier à la méthode.

Pour plus d’infos, inscrivez-vous dès à présent à notre newsletter. Nous vous enverrons le formulaire d’inscription très prochainement.

Témoignages

Madame Davar, maman de Noa, 5 ans

Lorsque j’ai rencontré Fabienne Harris, j’avais beaucoup entendu parler de la méthode ABA . Avant celle-ci, ma fille Noa avait beaucoup de difficulté à trouver des centres d’intérêts , elle faisait énormément de crises et grâce à l’application de la méthode par Fabienne, Noa est devenue une petite fille plus sociable, s’intéressant chaque jour à de nouvelles choses, acceptant de s’ouvrir aux autres et même si elle ne parle pas encore elle commence à communiquer de manière adaptée et se fait comprendre de mieux en mieux.

Merci pour tout ce travail fourni car je sais que c’est grâce à vous et la méthode que ma fille évolue merveilleusement aujourd’hui.

 

Mr et Mme Degeorges, parents d’un enfant de 5 ans

Notre fils, âgé de 5 ans, a été suivi de septembre 2010 à juillet 2011 par les soins de Fabienne HARRIS, psychologue A.B.A. au sein d’une IME à Paris.
Notre fils vient de terminer sa moyenne section de maternelle dans laquelle il est intégré tous les matins. Il y va accompagné d’une éducatrice de l’I.M.E. qui suit les recommandations mises en place d’un commun accord en notre psychologue et l’enseignant et l’après-midi il suit les programmes mis en place par notre psychologue A.B.A. ce qui a pour but de diminuer les comportements non adaptés de notre enfant.
La mise en place d’un programme sur la propreté a été une réussite car en quelque mois seulement notre fils va aux toilettes spontanément et de façon autonome. Une progression verbale est très nette car il fait des demandes spontanées et prononce mieux les mots et enrichit son vocabulaire.
Nous tenons particulièrement à remercier notre psychologue, Fabienne HARRIS, qui durant toute cette année a toujours été à notre écoute et a su mettre en place un protocole de soins basé sur l’A.B.A. qui a permis à notre fils d’évoluer et de diminuer voire de faire disparaître des comportements non adaptés. Cette méthode a permis de garder notre enfant scolarisé ce qui est primordial pour son insertion dans notre société. »

 

Sinead Byrne, BCaBA, ancienne éducatrice de ABA Support

“J’ai été introduite à l’ABA et à ses méthodes par Fabienne Harris en 2009 à Paris. Fabienne m’a formée à tous les grands principes de l’ABA avant que je travaille en tant qu’éducatrice sous sa supervision. Dès le début, j’étais en admiration devant les exigences de perfection que Fabienne plaçait pour chaque chose, même au cours des premiers stades de formation. Non seulement m’a t-elle apporté les outils nécessaires pour travailler avec un enfant autiste, mais elle m’a donnée l’encouragement et la guidance nécessaires pour poursuivre avec le programme en s’assurant que l’enfant progressera à son potentiel maximal. Fabienne a le don de rendre tout moment une opportunité d’enseignement pour ses clients. Son incroyable dévouement à son travail et son attitude professionnelle m’ont inspirée à entreprendre des études en Analyse Appliquée du Comportement et à poursuivre cela en tant que carrière, ce que j’apprécie énormément aujourd’hui. Fabienne est une analyste du comportement véritablement inspirante et toutes les familles seraient très chanceuses de l’avoir. »

 

Mr Bruno Facon, professeur de psychologie à l’université de Lille 3 

Au moins deux grandes qualités me paraissent devoir être signalées en ce qui concerne Fabienne Harris: intelligence et aptitude au travail. Mon point de vue à propos de Fabienne Harris est très positif.

Mme Sabrina Alvarez, psychologue à l’association Pas à Pas Nord
Bonne gestion d’équipe, bonne supervision, bons rapports avec les parents…Excellent… !! 

Laure Brassat, éducatrice
« J’ai entendu parler de la methode ABA il y a environ 5ans, mais il y a 2ans j’ai rencontré Fabienne Harris qui m a formé à cette methode dans le cadre de la prise en charge d’une petite fille atteinte d’autisme; très vite j’ai pu observer les merveilleux progrès de cette enfant grace aux seances encadrées par Mme Harris. J’ai continué à travailler dans chacune de mes prises en charges avec cette methode, et je suis toujours aussi surprise de voir autant de progrès au cours des seances avec ces enfants. Merci à Fabienne Harris qui transmet son savoir avec beaucoup de passion et d’énergie. »

Dr. G. T. Tenday Viki, maître de conférences à l’université de Kent en Angleterre
“Ce qui rend Fabienne exceptionnelle est l’attention et la discipline qu’elle met dans chaque tâche qu’elle entreprend. Son niveau d’engagement et d’assiduité font qu’elle produit toujours un travail de qualité supérieure. Ses contributions aux discussions sont toujours d’un niveau très élevé de rigueur intellectuelle. (Fabienne) est une penseuse brillante avec des idées et réflexions pointues. »

L’association Pas à Pas

Notre Histoire, l’association Pas à Pas

Pas a PasSuite à la création d’un diplôme de Psychologie Spécialisé en Enfance et Adolescence, des chercheurs, le Professeur Jean-Claude Darcheville et le Docteur en Psychologie, Vinca Rivière ont constitué l’association Pas à Pas en 2000. Ces chercheurs sont issus du laboratoire URECA (Unité de recherches sur l’évolution des comportements et apprentissage).

L’association s’est développée peu à peu. Elle a permis d’une part, des actions permettant d’aider les parents et professionnels à gérer au mieux le quotidien des enfants atteints de troubles du développement et du comportement et d’autre part de former des étudiants de Psychologie d’un point de vue théorique et pratique.

Sa mission principale est de faire profiter chaque famille, professionnel et étudiant des bénéfices résultant de la recherche en analyse du comportement et de pallier au mieux les difficultés rencontrées dans l’éducation des enfants.

Pas à Pas Hollande

Pas à Pas en Hollande !

Une structure est actuellement en train d’être mise en place, afin de pallier au manque de services comportementaux actuels. Elle sera adaptée aux besoins réels des familles expatriées (anglaises et françaises), vivant dans la Randstad.

Ce projet est en collaboration avec l’Association Pas à Pas France et l’université de Lille 3. Il est soutenu par l’université Erasmus de Rotterdam et par l’école spécialisée Lighthouse située à Den Haag.

Comment ça marche exactement ?

Tout le propos de l’ABA est de fournir les pré-requis pour que l’enfant apprenne « naturellement »…

Contingences de l’environnement

Tout comportement affecte l’environnement dans lequel il apparaît, et les évènements environnementaux influencent également l’apparition de tout comportement, que ce soit de manière apparente ou non. Par exemple, si je souffle sur une bille (le comportement), la bille roulera (conséquence sur l’environnement). Aussi, voir la bille rouler (conséquence) influence mon comportement car j’apprends que souffler sur cet objet rond permet de le faire rouler.

Ainsi, en ABA une place centrale est accordée à l’environnement afin d’analyser, d’expliquer et de modifier un comportement.

Les relations entre l’environnement et le comportement, autrement appelées « contingences de l’environnement », peuvent être observées dans les moindres facettes de la vie : c’est le cas d’un enfant faisant ses premiers pas sous les encouragements et la réaction positive de son environnement (attention, applaudissements, encouragements oraux …) ; d’une personne qui salue une autre et qui reçoit un sourire…

Il peut aussi s’agir de comportements problèmes, tels que les cris d’un enfant qui ne sait pas communiquer,  et dont la fonction est d’obtenir de l’attention de la part de l’entourage…Le point commun entre ces cas précis, c’est que les conséquences environnementales des comportements émis affectent ces mêmes comportements, qui auront tendance à réapparaître…

Par exemple, un enfant s’aperçoit qu’en criant il obtient de l’attention. Conséquence : il apprendra que crier permet d’obtenir de l’attention et aura tendance à répéter ce comportement dès qu’il en resentira le besoin. 

En ABA, on manipule les contingences de l’environnement. On sait qu’intervenir sur l’environnement, c’est aussi modifier le comportement dans lequel il apparaît. Par exemple, si l’enfant crie mais n’obtient plus d’attention, cela affectera son comportement de crier.

Pour les enfants atteints de troubles envahissants du développement ou du comportement, les séances d’apprentissage comportementales peuvent consister, dans un premier temps, à exacerber, ou au contraire, à estomper ces contingences naturelles de l’environnement.

Behaviour & Consequences
Figure 1: Les contingences de l’environnement

Le renforcement positif

Lorsqu’on cherche à estomper une conséquence de l’environnement qui suit un comportement problème, dans le but de le diminuer, on vise en même temps l’enseignement d’un comportement alternatif plus adapté, mais qui permet d’obtenir les mêmes conséquences. Par exemple, on enseigne à un enfant qui crie pour avoir de l’attention, un autre moyen pour y parvenir (dire “regarde”).

Pour augmenter l’apparition d’un comportement, il est fréquent d’exacerber les conséquences positives de l’environnement, qui apparaissent à la suite du comportement. Cette procédure est dérivée de l’étude expérimentale du comportement où ce phénomène a déjà été pleinement démontré. La fréquence d’apparition d’un comportement augmente suite à la présentation d’un stimulus positif après ce comportement.

Par exemple, si je montre le dé rouge suite à la consigne « montre le rouge » et que j’obtiens des féliciations après ce comportement, alors j’aurai tendance à montrer le rouge de nouveau suite à cette consigne (je sais que la probabilité d’obtenir des félicitations après ce comportement est élevé).

Les conséquences naturelles de l’environnement (un sourire, par exemple), sont généralement peu encourageantes, si non insignifiantes pour l’enfant autiste. Au début, il est souvent nécessaire d’associer ces stimuli naturels à d’autres stimuli, plus concrets, et correspondant à ses goûts (un train miniature, des billes, un bonbon, de la musique ou autre…associés au sourire).

Par la suite, lorsque l’enfant développe des compétences, les stimuli naturels, autrefois associés à ces agents artificiels, deviennent un facteur d’encouragement en soi : la présentation provoquée de stimuli artificiels n’est plus nécessaire pour engendrer, puis modifier la fréquence d’apparition d’un comportement (l’enfant est encouragé à saluer pour engendrer un sourire).

Au début d’un apprentissage, la présentation de stimuli appétitifs peut être systématique (son taux de présentation est « artificiel »). Cela permet de favoriser l’apprentissage, de mettre en valeur le comportement attendu par l’enfant (on va également augmenter nos exigences à fur et à mesure afin de rendre les réponses cibles réalisables pour l’enfant.) Mais là encore, l’objectif étant de maintenir les comportements naturellement, le taux de stimuli appétitifs présenté est par la suite progressivement estompé.

Guidances et façonnement

En règle générale, chaque fois qu’un nouvel apprentissage est introduit, les procédures de façonnement et de guidance sont utilisées, permettant ainsi “d’aider l’enfant à apprendre”.

On ne peut pas exiger d’une personne qu’elle parle une langue étrangère d’un jour à l’autre, parfaitement ! Les enfants autistes ou les enfants présentant des troubles du comportement doivent donc être considérés de la même manière. On ne va pas s’attendre à ce qu’un enfant difficile devienne sage d’un coup, ni exiger d’un enfant avec des troubles de l’apprentissage d’évoquer une phrase entière s’il ne sait pas déjà emettre quelques syllabes, parfaitement.

En ABA, on augmente donc nos exigences de manière progressive, en fonction du rythme et des capacités de chaque enfant. On façonne un comportement en devenant de plus en plus sélectif quant aux critères quantitatifs ou qualitatifs  du comportement cible.

Pour illustrer, si un enfant doit être enseigné le mot “maman” mais ne sait dire la syllabe ‘ma’ que 20% du temps, on va d’abord lui enseigner à dire ‘ma’: Le critère de réussite est placé sur l’émission de la syllabe ‘ma’. Ensuite, lorsque l’enfant se montre capable de maintenir cette compétence sans aide ni artifice, les critères de réussite sont revus à la hausse - l’enfant devant dire le mot “ma-ma” en entier pour être congratulé.

La plupart du temps, l’enfant doit être guidé dans ses réponses, au début de tout apprentissage. Lorsqu’une forme de guidance est utilisée, un éducateur aide l’enfant à émettre une réponse correctement de manière systématique, chaque fois qu’une instruction est donnée. L’enfant est récompensé pour toute réponse correcte émise, même guidée.

Cette procédure permet à l’élève d’associer une réponse à la consigne correspondante, comme lorsqu’on présente un modèle à un enfant, afin de l’aider dans son apprentissage. La guidance est également une source de motivation pour l’enfant, car la guidance favorise l’émission de réponses correctes qui sont toujours récompensées au début de l’apprentissage.

Les guidances peuvent êtres physiques (l’éducateur guide l’enfant dans la réalisation de son geste), visuelles (des codes de couleur sont utilisés, des mots clé sont soulignés…), gestuelles (l’instructeur pointe du doigt un élément de référence…), orales (l’éducateur développe ou détaille ses instructions…), etc. Par la suite, alors que l’enfant évolue, l’intensité et le niveau d’instrusion de la guidance sont progressivement estompés.

Maintien et généralisation

Ainsi, l’ABA vise à diminuer, progressivement, les contingences artificielles de l’environnement, (guidances, agents de motivation, autres stimuli qui précèdent ou suivent un comportement), de manière à ce que l’enfant développe et maintienne ses apprentissages naturellement. Plus ses apprentissages se multiplient, plus grande est sa faculté à développer par lui-même d’autres compétences et les maintenir dans le temps (Derby et al., 1997 ; Koegel & Frea, 1993).

Enfin, les compétences qui sont enseignées durant les séances « cadrées » au bureau, doivent pouvoir être répétées, par la suite, dans le cadre naturel de la vie : les apprentissages doivent être « généralisés ».

Rappelons que l’ABA ne se limite pas aux exercices au bureau. Un suivi comportemental est une intervention globale, menée partout, à tous moments de la journée.

Dr G. T. Tendayi Viki, maître de conférences en psychologie à l’Université de Kent

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