Sait-on si l’ABA donne vraiment des résultats ?

L’expertise collective de l’INSERM réalisée en 2004 sur les psychothérapies mentionne des études réalisées à l’étranger sur les programmes éducatifs et intensifs¹:

Lovaas² avait mené une étude auprès de 59 enfants âgés de 2 à 4 ans, qui avaient été diagnostiqués autistes. Deux groupes avaient été formés : un groupe d’enfants bénéficiant d’un traitement comportemental moyennant 40h par semaine et un « groupe comparaison », suivant un traitement comportemental non intensif, complété par une variété d’autres traitements proposés par la communauté.

Trois ans après le début de l’expérience, 47 % des enfants qui avaient bénéficié de l’intervention comportementale intensive réussissaient leur première année scolaire ordinaire et présentaient une intelligence normale. Concernant le groupe de comparaison, 2% d’entre eux avaient présenté des capacités intellectuelles situées dans la norme et avaient intégré une scolarité ordinaire.

Depuis les études de Lovaas³, d’autres recherches ont, au minimum, mené à la réplication partielle des résultats (4).

Howard et al.(5)  avaient comparé l’efficacité d’interventions comportementales intensives avec d’autres méthodes qui sont communément employées auprès d’enfants autistes, également appliquées de manière intensive.

Les résultats obtenus sur les 61 enfants autistes de l’étude montrent une différence statistiquement significative entre les deux groupes : après seulement 14 mois, le groupe bénéficiant d’interventions comportementales présentait une moyenne de scores standards supérieure dans tous les domaines de développement, à l’exception des compétences motrices, qui ne dénotaient pas de différence particulière.

Smith, Groen and Wynn (6) on mené une étude permettant d’examiner l’efficacité de l’ABA lorsqu’elle est appliquée dans un cadre moins intensif et structuré, auprès d’un grand nombre d’enfants présentant une variété de profils différents. Les résultats démontrent un effet positif et important sur le quotien intellectuel.

Les résultats parlent d’eux-mêmes. Comme l’explique le service des départements de santé américain (7):

« Trente années de recherches ont démontré l’efficacité de l’analyse appliquée du comportement en réduisant les comportements inappropriés et en augmentant la communication, les apprentissages et les comportements sociaux adaptés » (traduit de Mental health, 1999). 

Notes:
1.  La première évaluation date de 1987 (UCLA, University of California)
2.  Lovaas, 1987
3.  Lovaas, 1987; McEachin, Smith & Lovaas, 1993
4.  Cf. Rogers, 1998
5.  Howard, Sparkman, Cohen, Green et Stanislaw, 2005
6. Smith, Groen & Wynn, 2000
7. Mental Health: A Report of the Surgeon General (1999). Chapter 3 , section 6:
http://www.surgeongeneral.gov/library/mentalhealth/chapter3/sec6.html