

Le nombre d’heures recommandé est généralement de 15 à 35 heures par semaine. Toutefois, celui-ci dépend surtout du profil de votre enfant. Un bilan de compétences (par le biais de la VB-MAPP, décrite plus bas) est effectué en premier lieu par la psychologue. Cela permet d’élaborer un projet éducatif individualisé, qui spécifie, entre autres, le nombre d’heures de prises en charge réellement adaptées à votre enfant.
Le bilan permet également, en complément d’une discussion aprofondie avec l’école et les parents concernés, de décider si l’enfant est apte à intégrer l’école et le nombre d’heures par semaine que cela impliquerait. L’intégration scolaire est alors effectuée en complément du suivi à domicile.
D’autres bilans de compétences sont effectués par la suite et tout au long de la prise en charge (1-2 par an). En fonction des évolutions constatées, le nombre d’heures de suivi et d’intégration scolaire sont modifiés (le but étant de diminuer le nombre d’heures à domicile et de favoriser l’intégration scolaire, bien sûr).
Des éducateurs ou intervenants formés à l’ABA interviennent au domicile. Au meilleur des cas, ce sont ces mêmes éducateurs qui accompagnent l’enfant à l’école, ce qui permet de faciliter la transition entre ces deux cadres et harmoniser la prise en charge.
Le rôle de l’équipe à domicile est d’appliquer les programmes éducatifs que la psychologue réalise. Les interventions sont menées dans le contexte 1:1 (séances individualisées enfant:éducateur.) Les éducateurs interviennent sous la supervision de l’analyste ou psychologue ABA, qui effectue également des visites réguilières à domicile.
Le rôle du psychologue est avant tout de gérer le suivi et son bon déroulement. Il suit de près l’évolution de l’enfant et maintient un lien étroit avec l’équipe pédagogique. Il guide les les actions à adopter en fonction des évolutions observées et du déroulement de la prise en charge. La famille se voit également proposée des guidances parentales afin qu’elle soit à même de réagir dans la même lignée que le reste de l’équipe.
En complément de ce premier groupe psychologue-éducateurs, d’autres professionnels peuvent également venir enrichir sa composition. Tel est le cas des logopédagogues, des psychomotriciens, etc.
Le rôle de l’association est de permettre la communication et l’échange entre les différents pôles bénéfiques au suivi de l’enfant. Par exemple, si l’enfant doit être suivi par un orthophoniste ou psychomotricien, le/la référente de l’enfant communiquera avec celui-ci de manière à rendre la prise en charge la plus harmonieuse possible. Le psychologue peut également intervenir à l’école, et travailler en coordination avec les enseignants.
Des réunions ont régulièrement lieu au domicile de la famille où tous les membres de l’équipe sont conviés (y compris les parents) afin d’optimiser cette harmonisation de la prise en charge.
Chaque enfant ou adolescent possède un livret de compétences, lui permettant à lui ou à sa famille de connaître les différents programmes et objectifs d’intervention ainsi que les évolutions obtenues au fur et à mesure des apprentissages.
La VB-MAPP (Verbal behavior Milestones Assessment and Placement Program, de Sundberg, 2008), est un outil d’évaluation qui permet d’identifier les compétences et déficits de l’enfant dans 25 domaines de développement.
la VB-MAPP permet d’élaborer un curriculum de compétences de chaque enfant et de de dresser des priorités éducatives permettant de contribuer au développement harmonieux de l’enfant.
Cette évaluation est conduite tous les ans environ. Elle dure 1 à 2 jours.
Il existe des conditions nécessaires à une efficacité scientifiquement acceptable d’un traitement, selon les analyses menées par Guralnick (1998) et Ramey et Ramey (1998) :
Note importante:
Le SIG (Special Interest Group for the Association of Behaviour Analysis) ne considère pas les BCaBA (vs. BCBA), les personnes ayant suivi des formations équivalentes ou moins importantes, qualifiées pour la mise en place d’un suivi, pour diriger et guider les interventions de manière indépendante. Ils peuvent mener des interventions et assister dans la mise en place de programmes, mais doivent être correctement supervisés par des BCBAs ou équivalents” (traduit par des consultants et spécialistes ABA , http://members.tripod.com/RSaffran/consultants.html#top)
La participation de l’entourage est non seulement souhaitée mais fortement encouragée. Les programmes ne se limitent pas aux séances individualisées avec l’enfant, mais doivent intégrer le mode de vie familial. Des formations à l’ABA, auprès de la famille, sont ainsi proposées.
Soulignons que les interventions autour d’un enfant doivent être cohérentes et continues. Pour que l’enfant puisse bénéficier d’interventions de qualité, il est nécessaire que parents et professionnels interviennent dans le même sens, telle une seule et même équipe.
Par ailleurs, afin que les messages restent les plus univoques possibles, la famille de l’enfant et les professionnels (intervenants, psychologues, etc.) sont appelés à se réunir régulièrement. En général, une réunion est organisée chaque mois à l’occasion du bilan mensuel. Cela permet de constater les résultats obtenus, d’évoquer les difficultés rencontrées et de réajuster les objectifs et programmes…ensemble.
C’est une approche qui vise à modifier les comportements en se basant sur des résultats concrets, quantifables et observables.
Les progrès de l’enfant sont observés directement puis cotés, quotidiennement.
Quand cela est nécessaire, les résultats sont reportés dans des graphiques, puis intégrés aux bilans présentés aux familles.

Exemple de graphique tel qu'il se présente dans un bilan
L’ABA ne laisse pas de place à l’interprétation…